Depuis des siècles, l’huile d’argousier est considérée comme un produit exceptionnel pour la santé et les soins. Elle aide à maintenir le bon fonctionnement de l’estomac et du foie, tout en renforçant les processus naturels de régénération de l’organisme. Utilisée en application externe, elle nourrit la peau, améliore son élasticité et agit comme une crème protectrice de haute qualité.
Comment l’huile d’argousier est-elle produite ?
L’huile d’argousier n’est pas un produit homogène, elle existe en deux versions : à partir de la pulpe du fruit et à partir des graines, chacune d’elles différant tant par sa composition que par son utilisation. Après la récolte, la matière première est soigneusement triée, puis refroidie ou pré-congelée, ce qui permet de limiter les pertes de jus et facilite la séparation mécanique des pépins de la pulpe. À partir de cette matière ainsi préparée, on obtient une huile pressée à froid ou à l’aide d’une méthode d’extraction plus avancée au dioxyde de carbone. L’huile extraite de la pulpe se distingue par sa couleur orange-rouge intense due à sa teneur élevée en caroténoïdes, ainsi que par son arôme acidulé et fruité et son arrière-goût résineux ; elle a une consistance épaisse et devient naturellement trouble avec le temps, c’est pourquoi elle est souvent filtrée. L’huile extraite des graines, quant à elle, a une couleur plus claire, un goût et un parfum plus délicats, ainsi qu’une plus grande résistance au rancissement.
Les différences technologiques se reflètent dans la composition et l’utilisation pratique des deux variétés. L’huile de pulpe fournit de grandes quantités d’acide palmitoléique (oméga-7) et de caroténoïdes, qui ont un effet protecteur et régénérant sur la peau ; son inconvénient est sa durée de conservation plus courte, c’est pourquoi elle doit être conservée dans un endroit frais et ombragé après ouverture. L’huile de graines d’argousier est riche en acides gras insaturés oméga-3 et oméga-6, en tocophérols et en phytostérols, ce qui explique qu’elle soit plus souvent utilisée dans l’alimentation comme complément aux repas quotidiens, en particulier ceux consommés froids.
Vaut-il la peine d’intégrer l’huile d’argousier dans son alimentation ?
Sur le plan nutritionnel, l’huile d’argousier est une source extrêmement concentrée de substances qui font souvent défaut dans l’alimentation quotidienne. Elle contient des caroténoïdes, des tocophérols, des phytostérols et de l’acide gras oméga-7, caractéristique de cette plante. Ces composants agissent en synergie : les phytostérols limitent l’absorption du cholestérol dans l’intestin, les tocophérols stabilisent les lipides contre les processus d’oxydation, et les caroténoïdes et les polyphénols agissent comme des antioxydants naturels. La consommation régulière d’huile d’argousier favorise le maintien de paramètres lipidiques normaux et soulage les troubles de la muqueuse gastrique. En pratique culinaire, la dose optimale est de 1 à 3 cuillères à café par jour, ce qui permet d’enrichir l’alimentation en composés bioactifs sans augmenter de manière significative la consommation de graisses.
Son utilisation est particulièrement bénéfique pour les personnes souffrant de problèmes gastriques, de peau sèche et sensible, ainsi que pour celles dont l’alimentation est pauvre en sources naturelles d’antioxydants. Cette huile peut également remplacer les produits enrichis en phytostérols, disponibles sous forme de margarines ou de yaourts. Un avantage supplémentaire est le fait que la vitamine C présente dans l’argousier améliore l’absorption du fer non héminique, c’est pourquoi il est recommandé de l’associer dans les repas à des légumineuses ou du foie. Il convient toutefois de garder à l’esprit certaines contre-indications : les personnes qui prennent régulièrement des anticoagulants, qui souffrent de calculs biliaires ou de maladies aiguës du foie et du pancréas doivent être particulièrement vigilantes.
Comment utiliser l’huile d’argousier en cuisine ?
L’huile d’argousier est idéale dans les plats servis froids ou ajoutée juste avant de servir, car une température élevée réduit la teneur en caroténoïdes et en tocophérols et altère son goût. Une bonne façon de l’introduire dans votre menu est la vinaigrette classique, dans laquelle vous mélangez une cuillère à café d’huile d’argousier avec trois cuillères à soupe d’huile neutre, du jus de citron ou du vinaigre de cidre et une petite quantité de miel et de moutarde – ces proportions équilibrent l’arôme intense des fruits. Vous pouvez également ajouter quelques gouttes à du yaourt nature, du fromage blanc ou du porridge, ce qui enrichit votre petit-déjeuner d’une note acidulée et d’une portion d’antioxydants.
Cette huile peut être considérée comme un assaisonnement universel qui permet de varier les plats. Quelques gouttes dans une soupe crémeuse au potiron, à la carotte ou à la tomate soulignent la couleur, ajoutent un contraste aromatique et améliorent la valeur nutritionnelle du repas. Dans les desserts, elle convient parfaitement aux sauces légères : un mélange d’huile d’argousier, de miel et de jus de citron se marie bien avec un cheesecake froid ou une panna cotta, leur donnant une acidité et une couleur caractéristiques. En raison de sa pigmentation intense, ce produit doit être dosé avec précaution, de préférence à l’aide d’un compte-gouttes, dans les plats qui exigent une présentation esthétique, et conservé au réfrigérateur dans une bouteille en verre foncé après ouverture.